Une Année de Jeux Vidéo 2010-2011 – Partie I

Un nouvel article ici ? Christian n’arrive pas à le croire

            Après plus d’un an sans rien écrire, il m’est venu à l’esprit que fichtre, j’aimais ce blog, et que la flemme d’écrire ne devait pas m’empêcher de pondre des billets. D’autant que maintenant, j’vais avoir grave le temps de m’en occuper.

            Au départ, j’avais dans l’idée de publier un article sur la TNA. Je sais, c’est facile, mais faut avouer que c’est ultra tentant. J’ai donc voulu mater Sacrifice édition 2011… Sans succès. J’en ai juste marre de cette fédération. J’ai pas tenu 15 minutes devant ce PPV, et si je trouve le courage, j’expliquerai pourquoi plus tard. Parce que ce qui nous intéresse vraiment, c’est des jeux vidéo. Yeah: serious business. Let’s go!

            (Pour que cet article soit plus digeste pour toi lecteur, il sera publié en plusieurs parties. Ne me remercie pas : moi aussi, je t’aime, lecteur =D On commence donc avec les jeux que j’ai surkiffé)

Red Dead Redemption

            Et on commence avec du lourd. Red Dead Redemption, c’est un petit peu l’anti GTA IV pour moi. Parce qu’autant j’ai adoré le premier, autant j’ai détesté le dernier. On pourra noter que les deux jeux ont des points communs (jeux « Rockstar » (même si RDR n’a pas été fait par la même team que GTA IV, faut-il le rappeler), monde ouvert et euh… C’est à peu près tout), mais sont aussi fondamentalement différents. Read Dead Redemption nous fait incarner John Marston, un « repenti » chargé de ramener ses anciens potes qui l’ont trahi. Là où Niko Bellic était un hors-la-loi un peu malgré lui, notre cowboy s’efforce de faire le bien. Enfin, ça c’est si on suit le système d’honneur et de réputation (qui ressemble un brin à celui de Fable II) qui nous pousse inconsciemment à faire le bien. Attention, ce chemin n’empêche absolument pas le joueur de tuer des centaines de chicanos pendant la révolution mexicaine, hein : RDR est avant tout un jeu d’action qui fait parler la poudre.

            A côté de son gameplay soigné, c’est surtout la réalisation qui te met une baffe, te retourne et te met des méchantes fessées qui te font rougir. Le doublage est à peu près excellent, l’écriture pareil, les graphismes sont les plus beaux que j’aie jamais vus sur un GTA-like, la bande-son est magique… Et si je continue cet éloge, je vais jamais m’arrêter.

        Alors pour faire bref, Red Dead, c’est facilement un des trois plus grosses claques que j’aie prises en termes de jeux vidéo de l’année 2010. En plus on peut faire du CHEVAL.

Western bondage

Mass Effect

            BEST. ACTION-RPG. EVER.

            Etrangement, la première fois que j’ai entendu parler de Mass Effect, j’étais loin d’être emballé. Pour moi, c’était juste un RPG futuriste rempli de long discours et de peu d’action. Et puis, un jour, je suis tombé sur une bande annonce, et j’ai eu mal. Il me fallait ce jeu. Mass Effect est un RPG futuriste où l’importance conférée à vos choix est inégalée dans le petit monde du jeu vidéo. Oui, c’est de toi que je parle, Fable II ! L’histoire, si elle n’est pas d’une originalité absolue, est racontée avec intelligence. L’univers dépeint est d’une cohérence irréprochable, le ton est mature et certains choix seront vraiment cornéliens. En plus, le jeu est carrément beau de bout en bout.

            Ca me fait mal aux fesses de le dire, mais le jeu n’est pas parfait non plus. La faute à des phases en véhicule répétitives et assez mal réalisées. Et… Je crois que c’est tout. Ah si, peut-être des chargements un peu longuets, mais il ne faut pas s’y tromper : Mass Effect représente ce qu’il se fait de mieux en terme de jeu d ‘action/jeu de rôle futuriste. Ce qui n’est pas rien.

Mass Effect 2

            Action-RPG at its finest.

            En fait, Mass Effect 2, c’est la fusion parfaitement aboutie de Gears of War 2 et de Fable 2. Mais en mieux.

            Qu’est-ce que je peux dire de ce ME 2 ? Qu’il est au moins aussi bon que le premier, mais en plus sombre, et en plus nerveux. Ainsi, le système de surchauffe des armes est remplacé par un système de munitions plus classique, mais qui a le mérite de rendre les gunfights plus nerveux. Dans le même ordre d’idée, les mods d’armes disparaissent au profit de modifications d’armes effectuables en temps réel durant les combats. Ce changement de feature se comprend, Bioware souhaitant élargir son public avec un jeu plus orienté action, mais je préférais quand même le premier système. D’autant que les grenades ont disparu.

            Pas grand-chose à rajouter sur ce jeu que j’ai retourné dans tous les sens avec toujours autant de plaisir. Il me faut juste évoquer le système d’interruption assez anecdotique, en ce sens qu’il ne sert qu’à quelques passages précis du jeu, mais qui est quand même bien jouissif.

            La dernière mission est grisante aussi. J’en dirai pas plus, même si j’en meurs d’envie. Boss de fin awesome.

            J’attends impatiemment le troisième opus, même si Bioware commence à me faire vraiment peur (liste des victimes : tous les DLC de Dragon Age, Dragon Age II, Mass Effect 2 : The Arrival).

God of War 3

            Une direction artistique absolument irréprochable. C’est à peu près tout ce qu’on peut dire sur God of War 3, véritable film interactif qui nous fait buter du streum antique par centaines. Le jeu est une véritable apothéose après le teasing de malade auquel les joueurs ont eu le droit à la toute fin du deuxième épisode. Le jeu livre toutes ses promesses, est magnifique, pousse la PS3 dans ses derniers retranchements, nous fait coucher avec Aphrodite, est magnifique et est véritablement jubilatoire. La réalisation des petits gars de Santa Monica tient du génie pur, et je pèse mes mots. Comment peut-on jouer à un beat them all après God of War 3 ? Sur cette génération de console, je pense que ce sera impossible. GoW3 place la barre tellement haut que seul un éventuel (?) quatrième opus pourrait les dépasser, ce qui n’est pas donné. Parce que véritablement, God of War questionne son support : on est dans le monde du jeu vidéo, quelles en sont les limites ? Les développeurs ont choisi de nous faire combattre des DIEUX quand même. Qu’est-ce qui peut surpasser ça ?

            Et comme à chaque fois, on a le droit à des bonus très sympathiques à la fin, comme un Making Of, des commentaires des développeurs et même un mode Survival. Que demander de plus ?

Minecraft

            Je ne ferai pas ici l’éloge du petit jeu indépendant qui taule les grosses productions d’Activision (tiens, j’ai balancé un nom ? Méchant moi). Minecraft, c’est un jeu qui bouffe ta vie sociale en te laissant t’en rendre compte. Minecraft, c’est un petit fourbe qui te dit que « c’est bon, tes potes tu peux les revoir plus tard, alors que ta forteresse est attaquée par des zombies, elle a besoin de toi MAINTENANT ». Comme WoW, en fait, sauf que WoW ne nous met pas dans le rôle d’un Dieu.

            Le but de Minecraft, pour rappel, c’est de prendre des objets de la nature, les transformer, et construire tout ce que tu veux en te protégeant de créatures qui t’en veulent une fois la nuit tombée. OU MÊME : on peut activer le mode « peaceful » qui, comme son nom l’indique, laisse le joueur tranquille et lui permet de construire n’importe quoi sans jamais être dérangé. Exemple. Exemple 2.

            Si vous êtes pas convaincu, le jeu ne coûte que 15 € pour le moment. Et le multi est gratuit.

Total Extreme Warfare 2010


            Si comme moi vous en avez marre de voir des fora de lutte sérieux se transformer progressivement en site de Fantasy Booking, jouez à TEW2010, parce que DAVEY RICHARDS NE PEUT PAS SE COUCHER A WRESTLEMANIA QUOI.

            TEW 2010 permet au joueur de devenir au choix le président d’une compagnie de lutte ou seulement son booker. C’est fun, d’autant que si vous cherchez bien sur le Net, vous pourrez trouver des bases de données du monde réel. A vous de refaire vos rivalités, vos stars et vos ceintures. D’autant que la liberté donnée est quasiment illimitée : vous ne trouvez pas l’angle qu’il vous fait pour construire votre feud ? L’angle writer est là pour vous. Vous voulez un match extrême pour conclure une rivalité enflammée mais la liste de matchs proposée vous paraît trop molle ? Créez votre propre match. C’est aussi simple que ça, et si vous êtes bon, le public vous suivra. Enfin, même si vous êtes mauvais, il pourra vous suivre : on peut tricher en quasi temps réel en modifiant les paramètres du jeu dans le menu option.

            On peut quand même regretter que l’aspect économique ne soit pas vraiment mis en valeur. Une fois que votre entreprise atteint le niveau mondial, vous avez quand même peu de chance de retomber à un niveau régional (même si ça m’est déjà arrivé et que me faire battre par la TNA, c’est somme toute assez casse-pieds.)

Voilà qui fait le tour des jeux que j’ai surkiffé l’année dernière, ce qui représente quand même un nombre assez conséquent. La suite arrive bientôt, promis.

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