Une Année de Jeux Vidéo – Partie II

                      Comme promis, voici la partie deux du passage en revue de cette session vidéo-ludique de 2010-2011. Cette fois-ci, je vais m’efforcer de moins troller et d’analyser plus objectivement les jeux qui m’ont bien fait tripper, mais qui sont tout de même perfectibles. Prêt ? Alors on y go.

Killzone 2 – PS3


            J’pense qu’il est important de préciser que j’ai jamais touché aux précédents épisodes de la saga avant celui-ci. Si j’ai pris Killzone 2 (en occaz’, et je déteste l’occaz’), c’est surtout, SURTOUT, parce que c’était une grosse claque graphique. J’ai téléchargé la démo et l’aspect grosse démo technique m’a poussé à me procurer d’urgence le jeu.

            Alors que penser de ce Killzone 2 ? Déjà, commençons par enfoncer des portes ouvertes : c’est clairement le plus beau FPS de son époque sur PS3 (Crysis 2 n’était pas encore passé par là). La cinématique d’intro est un vrai faux court-métrage qui fait comprendre que la guerre contre les Hellghasts, ça plaisante pas, et que le dictateur nazi d’en face, faut le buter. Ce scénario somme toute assez commun est un prétexte assumé pour entraîner le joueur dans des fusillades qui ne lui laisseront que peu de répit. Et il est clair qu’on en a pour notre argent : les environnements sont assez variés –quand bien même tout se place quasiment dans une seule et même ville-, l’I.A. est correcte et donnera même du fil à retordre sur certains passages (LE TRAIN FTW, LE BOSS FINAL CHEATE §§). Mais la difficulté n’est pas due qu’à l’intelligence artificielle, loin s’en faut. EN fait, ce qui m’a le plus dérangé dans Killzone 2, c’est la lenteur du héros. Dans les premiers niveaux, je reconnais qu’elle ne se fait pas vraiment ressentir, mais à partir du milieu du jeu, l’histoire se complique avec des ennemis ultra vifs qui adorent te backstabber pendant que tu recharges, histoire de bien te faire grincer les dents. On pourra bien sûr me répondre que pour rendre les contrôles plus souples, on peut changer la sensibilité des sticks dans le menu option, mais je joue mal. Je le reconnais sans honte : je ne suis pas un excellent joueur, surtout au niveau FPS. Alors pour moi la précision est primordiale, d’autant que l’autolock a l’air quand même assez inutile ici.

            Heureusement, les gentils gars de Guerilla ont conscience que résumer leur jeu à un FPS ultra bourrin ferait vite sombrer le joueur dans une overdose assez rébarbative. Du coup, on a le droit à un trop bref passage en mécha particulièrement bien foutu, j’dois le reconnaître (les détails de l’animation du pilotage est géniale, juste). Mais ces tentatives de diversification du gameplay ne font pas de Killzone 2 un jeu d’action ultra varié : c’est surtout un FPS ultra bourrin qui, à la longue peut s’avérer répétitif. D’autant que le scénario ne vous fera pas vous relever la nuit.

            Effectivement, plus haut, j’ai qualifié le scénario de « commun », et c’est vrai qu’il s’agit du meilleur adjectif pour ce jeu. Un peu banal, mais suffisamment bien branlé pour nous pousser à continuer de jouer. En fait, on pourrait le résumer à ça : Humains gentils vont sur Hellgan (planète des méchants Hellghasts) pour les empêcher de nuire une fois pour toute. Rien de bien extraordinaire, donc MAIS la cinématique de fin est un teaser génial pour le 3, qui a semble-t-il malheureusement déçu au niveau du scénar’. C’est dommage.

            En résumé : Killzone 2 est un défouloir qui m’a bien fait tripper, malgré ses défauts. FPS assez immanquable dans une ludothèque PS3, mais qui n’atteint pas le génie narratif d’Halo Reach.

Halo Reach – Xbox 360


            Tiens, quand on parle du loup ! Tu l’aurais pas fait exprès quand même ? Meuuuuuh non.

            Donc. Halo Reach, c’est un peu l’anti-Killzone 2. Niveau graphismes, déjà, il est clair que Reach ne fait pas le poids face à la tuerie visuelle de Killzone 2. Toujours du point de vue similitudes, Reach et Killzone 2 abordent à peu près la même histoire : la planète est attaquée par des envahisseurs qu’il faudra repousser (ici, on a vraiment le point de vue opposé de celui de Killzone : NOUS sommes envahis). Ici, ce qui donne un ton génial au jeu, c’est qu’on sait que Reach tombe. Quoi qu’on fasse, la fin ne changera pas. Le jeu nous force donc à avancer vers un destin tragique forcément inéluctable, et c’est un parti pris suffisamment rare dans le petit monde du jeu vidéo pour le souligner. Dans Halo Reach, chaque mort ne fait que vous rappeler que vous aussi, tôt ou tard, vous allez y passer.

            Concernant le gameplay, c’est assez classique, si on a déjà pratiqué Halo, à savoir : seules quelques touches changent. Rien d’original ici, mais la force de ce gameplay a déjà été prouvée et éprouvée par les épisodes précédant, on s’y fait donc assez bien. Par contre, ce qu’il me manque toujours dans cette série, c’est l’absence d’Iron Sight sur toutes les armes. Ah, ça, ça, CA, ça me frustre. Je ne demande pas un gameplay ultra-nerveux à la CoD, mais l’Iron Sight, c’est quand même indispensable quoi. Pour les séquences de conduite, force est de constater que certains véhicules sont toujours aussi peu praticables sur un champ de bataille. Combien de fois suis-je mort à cause d’un mauvais virage, d’un dérapage mal contrôlé, ou d’une mauvaise réception après un tremplin ? Une bonne vingtaine, au moins.

            Dans un autre domaine, le jeu propose une action diversifiée qui entraînera le protagoniste dans l’espace, dans des vaisseaux covenants en plus des diverses régions de Reach. Les environnements sont du coup assez variés, même si parfois inégaux.

            Pour ce qui est de la difficulté, il faut dire ce qui est : le jeu est sensiblement plus dur que ses prédécesseurs, et ça fait du bien. J’ai souvent pesté, souvent vers la fin du jeu, contre des Chasseurs pour le coup vraiment cheatés et sur des ennemis qui portent trop facilement des headshots. Après, c’est peut-être parce que je suis mauvais, hein, mais il ne me semblait pas que les précédents opus étaient aussi hard.

            Le multijoueur est lui aussi classique mais efficace, d’autant que la customisation de notre perso est un détail très appréciable.

            En bref : Halo Reach aurait facilement pu aller dans la catégorie de mes jeux préférés de l’année 2010, mais je sais pas pourquoi, j’arrive pas à lui accorder ce statut de GRAND jeu. Ne vous y trompez pas : Reach est un excellent jeu, mais pas la CLAQUE du FPS que j’attendais.

            P.S. : J’ai vraiment adoré la dernière mission par contre. Epilogue de fou.

Marvel vs Capcom 3 : Fate of Two Worlds – PS3


            Je l’ai attendu ce jeu. Oh que je l’ai attendu. C’est même un euphémisme de dire que je l’ai attendu : je le suivais en bas de chez lui lorsqu’il rentrait de l’école et je prenais des notes sur ses habitudes. Alors quand je l’ai acheté, il est passé sur la table d’autopsie direct.

            J’ai étonnamment peu de choses à dire sur ce jeu. C’est un truc absolument grisant, où les coups sortent sans qu’on sache vraiment comment on a fait. MvC3 est l’apothéose des jeux de combat 2D. Il t’en met plein les yeux, et tu demandes qu’à en reprendre. Alors pourquoi ce jeu n’est-il pas dans l’article des meilleurs jeux de l’année ? J’y arrive. J’y arrive…

            Marvel vs Capcom 3 : Fate of two Worlds est un menteur. Sous son air faussement accessible se cache un jeu ultra technique et exigeant qui n’aurait rien à envier à un certain Street Fighter IV. Du coup, quand on joue en amateur et qu’on rencontre un technicien lors d’une partie en ligne, on prend très, trèèèèèèèèèès cher. Je me suis fait avoir à de nombreuses occasions, et j’ai même lâché un PERFECT contre un adversaire, ce qui fait très mal au moral.

            Deuxième pièce à conviction : Marvel vs Capcom 3 nous laissait miroiter une bonne soixantaine de personnages. Au final, on en a une trentaine, ce qui est tout de même convenable (même si certains choix sont DISCUTABLES), plus d’autres en DLC évidemment payants. Et là je dis non. C’est pas cool. Et c’est la raison principale qui fait que ce jeu n’entre pas dans mes jeux préférés de l’année. Quel gâchis u.u

Naruto Shippuden Ultimate Ninja Storm 2 – PS3

            N’étant pas spécialement fan de Naruto (je le lis pour faire comme les autres), Naruto SUNS2 peut paraître comme un choix étrange dans ma ludothèque, et pourtant il n’en est rien. Si vous êtes déjà tombé par hasard sur mon profil Raptr, vous n’êtes pas sans savoir que j’adore les Dragon Ball sortis sur la défunte PlayStation 2. Comme chacun le sait, les épisodes next-gen de la série de Toryama étant assez calamiteux, il me fallait trouver une alternative, ou du moins : un produit de substitution. C’est ainsi que mon choix s’est assez naturellement porté sur Naruto Storm 2, fils spirituel de Budokai Tenkaichi 3. Les combats sont ultra dynamiques et impressionnants. Les personnages ont tous des caractéristiques spécifiques et les combos sortent assez facilement. Oui, tout comme Budokai Tenkaichi 3 en fait. Mais en remplaçant les Super Sayiens par des Ninjas.

            Le gros point fort du jeu est vraiment les combats titanesques contre les boss. Ponctués par des QTE –et pourtant Dieu sait que je hais les QTE dans un jeu de combat- ils retranscrivent l’épisme de chaque affrontement (oui, ce mot n’existe pas, mais il devrait >.<).

            Pour ce qui est des défauts du jeu, ils tiennent à quelques maladresses dans la réalisation. Ainsi, n’étant pas très fan du mangasse, les nombreux dialogues m’ont parfois paru un peu lourds. L’aspect RPG est lui aussi assez mal foutu : au travers de missions annexes, le joueur est amené à rencontrer des personnages de la série. Ces interactions (qui se traduisent SOUVENT par des combats) font que les personnages rencontrés nous aiment plus, ce qui est censé avoir un impact lors des combats (on peut avoir jusqu’à deux coéquipiers invocables presque n’importe quand en appuyant sur les gâchettes), mais en pratique, on voit peu d’intérêt. De même, les temps de chargement, même s’ils sont relativement courts, sont TRES nombreux. Le rythme est sans cesse coupé par ces interruptions, ce qui est relativement irritant. Enfin, la « cueillette » d’ingrédients n’a pas vraiment d’intérêt, les items était assez inutiles en combat. Sauf les pommades, bien sûr, les PV ne remontant pas entre chaque combat.

            Pour finir, ce qui me dérange le plus, c’est la difficulté. Le niveau normal est vraiment trop simple, et il est vraiment conseillé de choisir le niveau « difficile » si l’on souhaite un petit peu de challenge.

            Un bon jeu, donc, qui manque quand même de kaméhaméhas.

Geometry Wars 2 : Retro Evolved – XBLA


            Ah ! Un jeu indy ! Il était temps ! Le petit jeu de feu Bizarre Creations est un jeu ultra addictif, ultra hardcore et surtout, surtout, ultra illisible. Il m’est difficile d’en dire plus, tous ceux l’ayant essayé me comprendront.

            Vive le rétro, je vais me chercher de nouveaux yeux.

PacMan Championship Edition DX – PSS


            Deux jeux en téléchargement à la suite ? Débauche !

            Ici encore, pas grand-chose à dire. C’est du PacMan, donc du tout bon. Surtout que c’était pas spécialement cher.

Mention bien : Dead Space, Bioshock, Dead Rising, Final Fantasy XIII

            Et puis il y a les déceptions :

  • SmackDown vs Raw 2011 : J’ai vraiment un problème avec cette license. Chaque année THQ nous promet de nouvelles features qui vont tout révolutionner et qui vont déchirer sévère. Mais au final, chaque année, au lieu de garder la recette de base, très bonne, et de rajouter des nouvelles features, les développeurs CHANGENT les features par d’autres. C’est naze. Cette année, le roster est complet, mais il manque DANIEL BRYAN, oh, et Alberto del Rio, ce qui n’est pas rien. Les graphismes commencent à vraiment être moches, et le mode WWE Universe est carrément foiré (plus de match de championnat WTF ?!) ;
  • Dragon Age II : doublage français inégal, orientation action peu avisée, scénario en mousse. Pourquoi, Bioware, pourquoi ?;
  • Star Wars Le Pouvoir de la Force II : Scénario en mousse, grosbillisme du perso stupide. Fuck that ;
  • Spider-Man Le Règne des Ombres : Sympa la première fois, beaucoup moins les autres. Et puis le doublage de Peter Parker est désastreux (èmejay quoi) ;
  • Prototype : J’en attendais beaucoup, peut-être trop. Le jeu devient vite ultra-répétitif et c’est bien dommage, parce que le principe était bien sympa ;
  • GTA le Quatrième : J’accroche pas. Autant le scénario est intéressant, autant les phases en véhicule sont mal réalisées, l’aspect socialisation du jeu est lourde et surtout, on ne peut pas faire de cheval.

            Voilà qui conclue mon année vidéoludique. Mais d’autres reviews de jeu sont à venir, il faut juste que je les finisse. Donc voilà ce qui vous attend, dans le désordre : Portal, Bayonnetta (que j’ai fini, mais pas en difficile), Half Life 2, Dragon Age : Origins, Divinity 2, Soul Calibur IV, Hard Corps : Uprising et sûrement d’autres. Hope you enjoyed.

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